Foire aux Souvenirs

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Palestro, ville martyre 

     
Passent les jours et passent les semaines, 
Ni temps passé 
Ni les amours reviennent,
Sous le pont Mirabeau coule la Seine. (Guillaume Apollinaire)

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Souvenirs d'un artiste

 
bullet     Notre communauté durant l'époque coloniale (Source:Gilbert STRUB)
 
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En 1929 DRUART Gaston avait 7 ans, alors que son père participait à l'électrification de la région de Palestro. C'est après guerre, en 1949, qu'il a lui aussi participé à l'arrivée des 150.000 volts à travers les gorges et qu'il a mis au courant Christiane SANSANO (l'Hôtel de France) avec laquelle il s'est marié.
 

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De mémoire d'anciens, le premier véhicule automobile à Palestro serait celui de  Mr MAYNADIER, qu'il aurait lui-même construit et équipé d'un moteur acheté séparément.
 

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Une descendante des familles FERRER et MONTLIBERT tous nés à Palestro en 1876-85-95-97-1904 etc... nous écrit :
le père de Vincent FERRER venu d'Espagne a travaillé à l'aide d'un pic au creusement du tunnel dans les gorges pour le passage du train Alger-Constantine.
 

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L'Equipe de Foot de l' U.S.P. vers 1930 (Grenier d' Albert MARSOT)
 

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L'Equipe de Foot de l' U.S.P. en 1958 (Grenier de Jean-Louis KELBEL)
 

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L'Equipe de Foot de l' U.S.P. en 1960 (Grenier de Jean-Louis KELBEL)
 

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La ferme "BROUSSAIS": Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord voit débarquer les forces américano-britanniques, Alger devient le siège du commandement Allié, chargé de préparer le débarquement en Europe sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis. Elle devient  la capitale provisoire de la France, lorsqu' elle accueille le général de Gaulle qui y constitue, avec le général Giraud, le Comité français de la Libération nationale, y convoque l'Assemblée consultative provisoire, ce qui lui vaudra d'être décoré de la Croix de la Légion d'honneur par le président français Jacques Chirac le 15 août 2004 . Durant cette époque le général de Gaulle, avait fait réquisitionner la ferme "BROUSSAIS" située entre Ouled Sidi-Lakhdar, Beni-Enntas et Tizi-Gheniff, derrière la forêt de Matoussa, où logeaient sa femme et sa fille. On les voyait le dimanche à la messe à Thiers (Kadiria) ou à Tizi-Gheniff .
 

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  Souvenirs de Guerrouma   Nostalgie de la mine de cuivre et défis à venir,  relevé le 27 sur "lakhdaria10"
 

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Mohamed BOUZID, un autre enfant de Palestro, né le 12/12/1929 à Bouira, décédé à Paris le 24/06/2014. Fils d'instituteur et membre d'une famille de 8 enfants, il intègre l'ENIB en 1946 et en sortira Major de promotion à l'École normale de Bouzaréah à Alger en 1950, il enseigne jusqu'en 1953 pour ensuite se consacrer entièrement à la peinture. Lauréat du grand prix artistique de l’Algérie et pensionnaire de la Casa Velasquez à Madrid dans les années 1950. Durant la période coloniale, il prend part à plusieurs expositions tant en Algérie qu'à l'étranger, en France, en Belgique et États-unis. Après l'indépendance, il poursuit son activité plastique et participe à plusieurs expositions en Algérie et à l'étranger. Il est le concepteur en 1962 du sceau et des armoiries de la jeune République algérienne et réalise aussi des peintures murales pour de nombreuses institutions.

Le peintre Algérien Mohamed bouzid expose à l'unesco


Les trente six tableaux exposés à l'UNESCO pour "Les yeux de la mémoire de Mohamed BOUZID" du 14 au 30/10/2008, reflètent tout le génie de l'artiste. Le sujet importe peu tout comme les personnes, de furtives silhouettes voire de simples ombres sans visage ni pied mais dégageant une intense luminosité. Son travail  est surtout concentré sur la lumière. Il  joue avec les contrastes pour mieux mettre en exergue un paysage, une scène de la vie quotidienne, une situation que le temps semble avoir figé. La lumière et les mouvements polychromes se chevauchent pour refléter des volumes éblouissants, obscurs, éclatants et éclatés. Les paysages avec ce qui les compose, ainsi que les figures se sustentent d’une âme discrète.

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Sur le site "http://perso.wanadoo.fr/claude.soulier/shat_alg/index.htm" au chapitre des soldats européens natifs d'Algérie relevés au SHAT de Vincennes à jour au 30/10/2005, figurent les natifs de Palestro ayant appartenus au 1er régiment de zouaves suivant :
- AZEAU Antoine Auguste, commis greffier, né le 07/10/1886 Palestro, Alger, fils de + Emile et de GIRY Eulalie.
- BARATIN Louis René Eugène, menuisier, né à Palestro, Alger, fils de Philippe Auguste et de MENEROT Marie Louise.
- BOUVIER Alexis, cultivateur, né à Palestro, Alger, fils de + Frédéric et de + GAUDERMANN Marie.
- FORQUES Sébastien, boulanger, né à Palestro, Alger, fils de Jean et de SERDAN Françoise.
- ZINI Anselme, cultivateur, né à Palestro, Alger, fils de Adolphe Charles et de FERRARI Martin.
 

bullet   La dernière panthère d'Algérie a été tuée en 1912  (Grenier d' Albert MARSOT)
La panthère (Arabe : Nemeur , Kabyle : Ar'ilas)
Carnassier de la famille des Félidés que l'on trouvait dans les parties boisées de la kabylie, surtout dans les endroits fréquentés par les sangliers, dont ce félin faisait sa nourriture habituelle.
Tout le monde a pu voir sa peau et ses canines, en échangeant quelques mots avec Mme MARSOT, à travers la fenêtre de son salon qui donnait sur la rue principale.
C'était sur le Trigremount, elle avait blessé un petit berger qui avait vaillamment défendu son troupeau de moutons et de chèvres . Une première battue avait permis de la blesser mais sans pouvoir la capturer, c'est après l'avoir retrouvée dans un fourré au cours de la seconde battue, que Mr Lemichel a pu l'achevée.

 Après les premières "Carroussa" qui servirent à la construction du village et qui pouvaient  transporter chacune plus que les "chouari" de 30 ânes,
un des premiers camions (à pneus pleins) avec lequel Mr Albert Marsot,né en 1882, décédé en 1954 (à gauche sur la photo) réalisa de nombreux chantiers et en particulier la construction de la mosquée du village.


C'est Mr Lemichel (tenant une canne) qui tua la panthère ci-dessus.

 

 

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Jean-Baptiste MARI , un enfant de Palestro, né en 1912, peu connu du public mais chef d'orchestre reconnu. Il a dirigé la "Collection Concert" éditée par Teppaz (le fameux électrophone de nos jeunes années) et en particulier l'enregistrement de la musique de Gabriel Pierné, dont il était un ardent défenseur.

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Un projet de barrage des gorges de Palestro aurait permis un lac de 6000 hectares (projet de 1923 publié par le Journal Général des Travaux Publics, Bâtiments, Industries et Mines de l'Algérie)
 

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L'enseignement à l'école de Debagha près de Palestro extrait du site " L'enseignement du Français en Algérie "
 

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Défilé sur les Champs Elysées du 14 juillet 1958 suite à l''immense espoir de paix soulevé le 13 mai 1958.
 

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La dure réalité du retour  (Grenier de Huguette BESNARD) C’était l’été 1962, nous nous entassions sur les ponts des paquebots « partir... quitter cette terre d’angoisse et de violence... » avec Marseille ou Port-Vendres pour tout horizon. Le tiquet « Aller » avait été offert à nos ainés, il n’y avait pas de ticket « Retour » pour leurs enfants..., pas de  comité d’accueil..., pas de  psycologues... comme si l'exode n'était pas synonyme de drame.
 

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Souvenirs d'un appelé : Henry C. (message du 02/02/2007) ...
bravo pour ce site j'y ai retrouvé avec beaucoup d'émotion des images de Palestro enfouis dans ma mémoire mais que de changements, je n'y retrouve plus grand chose, j'étais appelé au 1er RIMA en 1960, au service auto, je logeais à la "villa rose" dans une petite baraque en bois... puis un jour je crois début 62 ma mémoire n'est plus très bonne sur l'exactitude de la date, notre régiment a été muté à Ain-Taya et nous avons abandonné toute la population à son sort ..., nous ne comprenions pas ce départ alors que l'ordre y avait été rétabli et la paix revenue,  nous avons vu les camions russes je crois avec des soldats de l'ALN qui nous narguaient ...,  merci de m'avoir fait revivre un moment important de ma jeunesse traumatisée par ce drame, j'y pense encore presque tous les jours.
 

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Souvenirs d'un Lakhdari : Aussi loin que remontent mes souvenirs, Gander a toujours été la propriété des Bairi, ceux de la quincaillerie que vous avez évoquez dans vos pages, mais elle a toujours porté le nom de Gander. Ces derniers ont été nationalisé dans le cadre de la révolution agraire, puis restitués après les événements de1990, sous le gouvernement de Hamrouche.
Étant enfant, je me baignais parfois à Gueltet elkharrouba( guelta = endroit d'un cours de rivière ou l'eau est profonde) où j'ai toujours été intrigué par le tunnel à l'entrée grillagée qui profitant du dénivelé captait l'eau de cet endroit vers la papeterie, mais je n'ai jamais vu l'autre bout du tunnel et je croyais que ce dernier alimentait l'usine en eau mais pas en énergie mécanique, comme vous l'évoquer. En effet, l'histoire du décès de louis Gander happé par la courroie a toujours été relatée ici.
Comme tous ici j'ai toujours cru que l'usine et le tunnel ont était réalisé par les Gander, je suis donc curieux de savoir qui les a construit?
 

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Souvenirs d'Aimé Covès, né à Palestro en 1924 : J'ai eu beaucoup de plaisir à vous retrouver comme tout ce qui touche à Palestro.
Je n'ai pas séjourné longtemps à Palestro, mais j'y suis né en 1924 ; j'ai fréquenté École communale avec Suzanne Nouar, fille d'un enseignant, connu des maîtres exceptionnels ( M. et Mme Engel). Mon père est né à Palestro en 1894, et travaillait aux Chemins de fer algériens et son frère François fut chef de gare à Palestro. Mon grand-père , né à Alger en 1873, a exercé de longues années les fonctions de garde champêtre à Palestro. J'ai passé ma première jeunesse dans l'appartement voisin du sien, et j'en garde le souvenir d'un homme intègre, et estimé de tous ses concitoyens, en particulier les musulmans. J'ai été frappé de constater leur nombreuse présence à son enterrement.
Plus tard, les fonctions de mon père et les miennes nous ont éloignés de Palestro. Nous y repassions à la Toussaint, notamment la sanglante, sans rien remarquer d'anormal. J'y suis revenu en 1957, à l'occasion d'une période en qualité d'officier de réserve. Tout était très calme, et j'ai pu juger du mérite d'un officier S.A.S.!
Hélas l'action de la France est , pour le moins méconnue.Je vous adresse un article que j'ai rédigé après avoir vu le film Indigènes; et un autre article écrit à la suite d'une réunion ou j'avais constaté l'ignorance de nos concitoyens! Pas de problème pour en faire l'usage qui vous semblera bon. Personnellement c'est la documentation utilisée dans les causeries avec les élèves des lycées, dans le cadre du devoir de mémoire avec Rhin et Danube.
Je remarque le nom de Coutu dans les destinataires de votre message. Ce doit être un parent puisque François Covès avait épousé Antoinette Coutu. J'ai bien connu Albert Coutu, et les Strub. Je serais heureux d'avoir des nouvelles, comme de recevoir les vôtres. Ma santé se maintient, mais j'ai 87 ans et je m'en aperçois de temps en temps.
 

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Les derniers fonctionnaires français de Palestro
J'étais officier de police, je me rendais souvent dans les S.A.S de Bouderbala, Guerrouma, Laperrine, Thiers, Beni-Amran, Maâla-el-Isseri pour mes différentes missions. Le 6 juillet 1962, ayant reçu l'ordre de rester sur place pour le référendum, j'ai été enlevé par un commando de l'A.L.N sous le ordres de Si-M..., alias B...Mouloud. Je me suis évadé le 13 juillet de Dra-el-Mizan. J'affirme que Si-M... est le bourreau des harkis qui n'ont pas eu la possibilité de quitter l'Algérie car l'armée s'est dérobée. Ainsi les pères et fils A... (l'un Sergent-chef, l'autre Caporal-chef de la S.A.S de Guerrouma) et le Sergent A... (ce témoignage est corroboré par celui d'un appelé, voir : Palestro, ville martyre) ont été arrêtés par Si-M..., puis torturés malgré les accords d'Evian. Les autorités civiles et militaires ont quitté les lieux en abandonnant les harkis à leur triste sort. Ceux qui ont échappé à la vindicte populaire des nouveaux maîtres de l'Algérie à compter du 6 juillet 1962, le doivent pour la plupart  au lieutenant Yves Durand qui était un ami que je rencontrais souvent, un authentique missionnaire qui partageait la vie très modeste des habitants de Maâla qui le tenaient en haute estime. J'ai vécu l'exode, en partant le dernier. Odile était restée à mes côtés, ainsi que Jacques M...mari de Paule P... Nous avons vu Palestro abandonné par ses enfants, nous étions les derniers fonctionnaires français. Nulle autorité, Armée, Police, Sous-préfecture n'avait mesuré le danger auquel nous étions exposés. J'enrage encore en y pensant.

Tous les enfants de Palestro vous connaissent bien et vous expriment toute leur gratitude.
 

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        Des années après le souvenir n'est pas mort, la boule au coeur ne partira jamais.

les naufragés d'Algérie  (musique et paroles d'ISABELLA sur le drame des français et des harkis d'Algérie en 1962)