Le 14 juillet 1958

   

               La IVe République touchait à sa fin,  De Gaulle déclarait le 4 juin 1958 sur le Forum d'Alger :
"A partir d'aujourd'hui il y a en Algérie 10 millions de Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs"
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    Suite à l'immense espoir de paix soulevé le 13 mai 1958 et dans la lancée4000 anciens combattants des deux guerres et 2000 enfants venus de toutes les villes et villages d'Algérie dont plusieurs de Palestro (j'en faisais partie), ont été invités à défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet 1958. La présence massive de Français musulmans lors de la Fête nationale avait pour but de montrer l'attachement définitif de l'Algérie à la France et témoigner de la fraternisation des populations sur tout le territoire.
Nous avions été hébergés pendant deux jours au Chateau de Vincennes, et avons eu la visite du général De Gaulle, accompagné de ses ministres, le 13 juillet au soir, venus nous témoigner leur volonté de maintenir l'Algérie dans la France.

    Suivront :
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La conférence de presse du 23 octobre 1958 au cours de laquelle, le Général De Gaulle avait déclaré :
« Quelle hécatombe connaîtrait l’Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l’abandonner ».

- Les
élections législatives du 30 novembre 1958 à l'issue desquelles 71 députés dont 46 Français musulmans furent élus.
- Le Bachaga Saïd Boualem, officier français, dont les Harkis avaient décimé les bandes FLN de l'Ouarsenis devenait  vice-président de l'Assemblée nationale française.
- Le chef de l'Etat
déclarait en 1959 : « Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur l'Algérie».

    L'histoire n'a pas voulu qu'il en soit ainsi et l'évolution politique de l'Algérie fit que sa destinée ne soit pas confiée à ses représentants, légalement et démocratiquement élus. Ils furent écartés des "négociations" et durent souffrir le "Reniement d'Etat" du 19 mars 1962. Le pouvoir Gaulliste ne reconnu que le F.L.N comme seul représentant des 10 millions d'habitants d'Algérie. Au référendum du 8 avril 1962, les habitants des départements français d'Algérie furent exclus de cette consultation nationale, qui pourtant scellait  leur destin, une vraie forfaiture.

 

             En passant par les Champs Elysées... on perd son âme, on perd son coeur, de la France on perd le meilleur.

Les images qui suivent sont visibles sur le site des pieds-noirs, des harkis et de leurs amis :  " JEUNE PIED-NOIR "

 

 

 

 

Lors du 14 juillet 1958, plus de 6000 Français musulmans venus d'Algérie témoigner, au risque de leur vie, leur fidélité à la France, descendent les Champs-Elysées sous les acclamations de la foule. Le Président du Conseil, le général de Gaulle, qui leur doit d'avoir retrouvé le pouvoir, en présence du Chef de l'Etat, René Coty, fera arrêter sa voiture pour les saluer et serrer la main de leurs représentants. Que sont-ils devenus aujourd'hui ?

Le Livre des Harkis - Taouès Titraoui et Bernard Coll