Transfert de nos morts à Bouira

Remonter 

  

En juin 2007 le cimetière chrétien de Palestro est supprimé,
suite à la décision des autorités françaises (arrêté du Ministre des Affaires étrangères du 7 décembre 2004 relatif au regroupement de sépultures civiles en Algérie). Les restes mortels des personnes inhumées entre 1871, date de sa création, et 1964, date de la dernière inhumation, sont transférés et regroupés dans le cimetière chrétien de Bouira. 
       

Cérémonie de mémoire du 10 juillet 2007.
Une stèle a été inaugurée à l'extrémité sud-est, au fond de ce qu'était notre cimetière, sous la présidence du Consul de France en Algérie et du Wali de Bouïra.  Albert, le seul d'entre nous à avoir été convié, a déposé une gerbe de fleurs, ainsi que l'Asca.

                                  

  

Le 26 mars 1874, l'administration française avait attribué par tirage au sort
le lot n°3 de Bou-Hamoud
à un de ses ascendants      

Quel sort ?  accablé par le poids de l’événement, cinq générations d'hommes interpellent leur héritier.

 

Cérémonie religieuse devant l’ossuaire de Bouira 
de droite à gauche au 1er rang : Père Jean GAIGNARD (Père-blanc de la communauté de Tizi-Ouzou) représentant la communauté française en Algérie, M. le Wali de Bouïra, Père  Jean-Belaïd OULD AOUDIA ancien doyen de Ménerville, Palestro, …, M. Francis HEUDE Consul Général de France à Alger, Albert Marsot (2° rang), M. et Mme BOURDON de l’ASCA, Représentant de l’APC de Palestro, et autres personnalités.

 

Ce qu'il reste, de nos racines algériennes,

cinq générations de parents, plus d'un millier d’hommes et de femmes qui ont construit Palestro !

 "Un ossuaire" ? "un cube de béton" ?
C'est là qu'ils ont  été regroupé à Bouira, avec les restes de ceux des anciennes communes voisines,
des morts inconnus !!!, sans nom, sans origine, sans religion, sans croix .

Plaque commémorative

 

Algérie les cimetières  un article de GeneaWiki.

Un devoir de mémoire

Les cimetières chrétiens et israélites en Algérie font partie de l'histoire de l'Algérie et de la France. Ils constituent un patrimoine commun qui doit être conservé au titre du devoir de mémoire et du respect dû aux défunts.

Des associations comme l'ASCA, (Association pour la Sauvegarde des Cimetières d'Algérie), présidée par Fabienne Latapie, Mémoire Active bonoise présidée par Bernard Haddad, ou l'association de Maitre Jacques Cattala, défendent et essaient de réhabiliter ces cimetières laissés à l'abandon lors de l'indépendance et de l'exode, livrés aux pilleurs de tombe puis aux Islamistes dans les années 90.

Exhumation

Le droit national et le droit international ont été rédigés de manière à garantir le respect dû aux sépultures. On ne peut pas exhumer un défunt n'importe comment. Si l'exhumation ne se fait pas selon des règles déontologiques, le droit peut condamner l'opération comme une forme de violation de sépultures. En effet, l'inhumation ou l'exhumation d'un corps humain décédé, touchent au Sacré, à la Religion, et à la Spiritualité concernant la Mort !

En quoi consiste l'exhumation: déterrer un cadavre et lui retrouver un autre lieu funéraire digne. Mais, l'exhumation, dans le droit français, d'après l'ARTICLE 2213-40 doit " être faite en présence d'un parent ou d'un mandataire de la famille (...) en cas d'absence du représentant légalement désigné, l'opération ne peut être effectuée." D'après l'article R 2213-42 " le cercueil " enveloppe" ou une boîte à ossements doit être prévus en cas d'un cercueil détérioré par le temps.

Les exhumations massives de cimetières algériens seront dans l'obligation de faire ces opérations, pas de façon libre, mais sous le contrôle, la surveillance des autorités religieuses Chrétiennes et Juives. Si cette présence religieuse n'est pas respectée par les autorités françaises ou algériennes, les familles des défunts pourront porter plainte devant des Tribunaux Internationaux !

 

Liste des cimetières concernés par le regroupement des sépultures